Nulle autre, amour, ne dormira avec mes rêves.
Tu iras, nous irons, sur l’eau du temps, ensemble.
Et dans l’ombre avec moi nulle autre voyageuse
que toi, lune et soleil, toujours mon immortelle.
Ouvertes sont tes mains et leurs poings délicats,
de doux signes sans but en sont déjà tombés
tes yeux se sont fermés comme deux ailes grises.
Que filent leur destin la nuit, le vent, le monde,
moi je ne suis en toi que cette eau qui m’emporte
et sans toi je ne suis rien de plus que ton rêve. 

 PABLO NERUDA734976_1021766844561560_5981999972287438027_n

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Moi qui tant vous ressemble

Moi qui tant vous ressemble,
Nous vie dans le vide,
Moi qu’amour et mort,
Espoir, absence déchirent,
Que voulez-vous que me donne un mot
Qui ne crie, ne songe, ni ne chante,
Ne s’éteint au seuil du silence
Telle cette joie au bord des larmes
Qui me ressemble et vous ressemble,
Nous qui sommes trace éphémère
Dans la merveille et dans l’effroi.

Georges -Emmanuel CLANCIER.

« Moi qui tant vous ressemble »1943

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Douzième poésie verticale

400x260-ctMa main caresse ton rêve
Et pour le caresser mieux
Se transforme elle même en rêve.

Mais alors ton rêve
Se transforme en une main,
Pour correspondre à cette caresse.

L’amour sera t’il toujours
La croisée d’une main qui va
Et d’une autre main qui vient?

Ou sera t’il simplement
La foulée de deux rêves qui se croisent?

 

Roberto Juarroz

NUIT

Ainsi donc, à l’ instar de Mallarmé, j’ entends par le nom de la nuit, ce secret enfoui qui luit.

François CHENG  Le dialogue

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